Appellez-nous au +31 514 851 309 ou formulez votre question par e-mail

France / Français

L’électricité solaire moins cher que le nucléaire

En décidant de fermer ses derniers réacteurs nucléaires en 2022, l’Allemagne n’a pas seulement entériné un audacieux choix de société. Elle a peut-être aussi anticipé l’évolution prochaine du marché de l’énergie. Mark M. Little - Directeur général de la recherche du groupe américain General Electric (GE) – a en effet annoncé que l’électricité solaire devrait devenir moins chère que celle produite à partir d’hydrocarbures, voire de centrales nucléaires, d’ici trois à cinq ans. Un gain de compétitivité rendu possible par la commercialisation d’une nouvelle technologie photovoltaïque à couche mince.

Moins de 10 centimes d’euros le kilowattheure solaire

Fort d’un rendement de 12,8%, ces nouveaux modules GE pourraient permettre, selon leur fabricant, d’atteindre un coût de production de l’électricité solaire de moins de 10 centimes d’euros du kilowattheure (15 cents de dollars). Soit un chiffre proche du prix actuel moyen de l’électricité en France (environ 11 centimes d’euros) et inférieur au tarif en vigueur dans certains Etats américains, comme le Connecticut (13 centimes d’euros). Sûr de ses calculs, General Electric prévoit d’équiper chaque année 80 000 habitations avec sa nouvelle technologie photovoltaïque à couche mince. Le groupe devrait d’ailleurs ouvrir, en 2013, une usine consacrée à la production de ces nouveaux modules. Elle emploiera près de 400 personnes.

La parité est pour demain

Cette annonce américaine vient confirmer l’étude de Gaëtan Masson - économiste pour l’EPIA - présentée il y a un mois lors du lancement des Journées Européennes du Solaire (lire l’article du 28.04.11). Selon cet expert européen, l’énergie solaire « zéro subvention » devrait atteindre la parité réseau en 2017 en Allemagne et en 2020 en France. Pour les particuliers, le mouvement pourrait même être encore plus rapide. « En prenant les hypothèses les plus restrictives, la France devrait atteindre cette parité en 2016 pour les installations résidentielles » prévoyait ainsi Gaëtan Masson, fin avril. Un emballement qui s’explique par les dernières avancées technologiques des industriels mais aussi par des effets d’échelles liées à l’accroissement du marché photovoltaïque dans le monde. Le solaire bientôt rentable ? Voilà qui devrait attiser encore un peu plus le débat sur l’avenir du nucléaire en France.

(Source: CleanTech Republic et La Tribune)

Partagez cette page